Financement participatif, qu’est- ce que c’est ?

Appelé aussi crowdfunding, le financement participatif permet de financer des projets à plusieurs. Un grand nombre de personnes apportent une contribution financière et soutiennent un même projet. Ce nouveau modèle de financement est issu des Etats- Unis. Il se développe depuis déjà plusieurs années et s’étend à de nouveaux domaines.

Financement participatif et crowdfunding

Financement participatif et crowdfunding, quésaco ?

Trois typologies de financement participatif existent…

Le crowdfunding de don (donation-based crowdfunding):

C’est le premier vecteur utilisé pour ce nouveau financement. Il est le plus répandu dans le monde et représente le marché le plus important. Par ce modèle, les particuliers peuvent financer des projets artistiques et culturels via des donations d’argent. En contribuant à une campagne via le financement participatif de don, un particulier n’attend pas de retour sur l’investissement, contrairement à d’autres formes de crowdfunding. Il est important de noter que ce type de crowdfunding peut également se caractériser par du don contre une récompense. Ce modèle permet de pré- acheter un produit ou un service. Il est très utilisé pour trouver les fonds nécessaires au lancement d’une production à l’échelle industrielle. Cela permet notamment de financer de nombreuses innovations.

Le crowdfunding en actions (equity-crowdfunding):

Appelé aussi equity-crowdfunding, ce modèle permet d’investir collectivement dans de jeunes entreprises, plus particulièrement dans des PME et start-ups. Né du manque d’acteurs (en France notamment) pour financer « l’equity-gap » (soit les startups ayant des besoins de financement compris entre 50K€ et 2,5M€), le modèle d’equity-crowdfunding vise à augmenter le nombre de business-angels (en France, ils sont 8 000 en 2014 selon France Angels, contre environ 40 000 au UK et 400 000 aux USA).

Le financement participatif « equity » permet ainsi aux investisseurs de devenir actionnaires en prenant des participations directement dans les entreprises cibles. Les investisseurs peuvent choisir eux- même les PME aux côtés desquelles ils souhaitent s’investir et dont ils souhaitent devenir actionnaires. Le crowdfunding se positionne ici comme une alternative permettant aux entreprises de lever des fonds, et aux particuliers d’accéder à de nouvelles opportunités d’investissement.

Le prêt entre particuliers (lending-crowdfunding):

Encore peu développés en France (par rapport aux Etats-Unis), les prêts entre particuliers sont soumis à une législation stricte. Le principe est simple : des particuliers peuvent prêter de l’argent à d’autres particuliers ou à des entreprises. De-même, des entreprises peuvent prêter de l’argent à d’autres entreprises. On peut parler ici de « prêt participatif ». Ce modèle permet également une alternative pour placer de l’argent.

Nous l’avons vu, cette méthode de financement permet à chacun de participer à une œuvre caritative, de soutenir un projet, ou de devenir Business Angel. En France, les investissements dans les PME et start- ups, tout comme les dons aux associations donnent lieu à des réductions d’impôts et permettent notamment de réduire son ISF ou son impôt sur le revenu. Les conditions de défiscalisation sont cependant très encadrées.

D’autre part, le financement participatif est en plein développement mais a été freiné jusqu’à 2014 par les complexités juridiques liées à son activité (notamment pour les modèles d’equity-crowdfunding et crowdfunding de prêt).

Pour aller plus loin :