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Iroko Project a choisit de collaborer avec Particeep pour lancer sa première plateforme de financement participatif en dette rémunérée, autrement dit crowdlending. 

Iroko Project  est une plateforme en crowdlending pour les PME d’Afrique de l’ouest avec le Groupe Cofina. L’objectif d’Iroko Project est de permettre à des particuliers de mutualiser leur épargne pour émettre un crédit à une PME. La plateforme permet de lever des fonds entre 5 et 100 millions FCFA.

Mieux, le site iroko-project.com, lancé en s’appuyant sur la technologie Particeep, premier du genre en Afrique de l’Ouest, offre la possibilité d’impacter positivement le marché du travail et de gagner de l’argent en retour.

Gilles Lecerf, foundateur d’Iroko Project, nous parle de sa plateforme, sa mission et future projets.

 

Pouvez-vous présenter votre plateforme, ses fondateurs, ses partenaires et sa mission ?

Iroko project est une plateforme de crowdlending pour les PME en Afrique de l’ouest. Notre objectif est de proposer un nouveau canal de financement aux PME au cœur de la problématique du « missing middle » c’est-à-dire pour des montants au-dessus de la microfinance mais en-dessous des seuils bancaires traditionnels. Ce segment se définit donc par des besoins de financement compris entre 10 000 et 100 000 € environ.

Dans le même temps, l’aspect « crowd » permet de proposer produit financier performant aux particuliers résidant au Sénégal : ils perçoivent l’intégralité des intérêts payés par les entreprises. Nos taux annuels sont compris entre 9 et 14%.

Nos principaux partenaires sont le groupe Cofina, une institution financière panafricaine qui est spécialisée sur le financement des PME, et le groupe KissKissBankBank, l’un des leaders du financement participatif en Europe.

Au-delà du financement, ces partenaires offrent une expertise sur nos deux cœurs de métiers : le financement des PME et le crowdfunding.

D’autre part, nous travaillons également beaucoup avec des structures d’accompagnement de PME. L’intégralité des entreprises financées sur notre plateforme est en effet issue de ces structures. Nous pouvons citer le Bureau de Mise à Niveau, Enablis, LaMeer ou encore l’ADEPME (via son programme de labellisation).

Personnellement, nous sommes 2 cofondateurs diplômés d’HEC Paris et passionnés par les enjeux de géopolitique et de développement dans les pays émergents et en particulier en Afrique subsaharienne. Après avoir chacun passé 2 ans de césure à travailler dans diverses régions (Afrique subsaharienne, Moyen-Orient et Asie), nous avons débuté notre travail sur la question du financement des PME en septembre 2015, alors que nous commencions notre M2.

 

Pourquoi avez-vous choisi d’utiliser la technologie Particeep pour créer votre plateforme ?

Particeep a développé une expertise sur le développement rapide de plateformes opérationnelles qui répondait parfaitement à nos besoins et nos contraintes (de temps et de budget).

Nous avions besoin de tester le service que nous avions théorisé et développé depuis 6 mois, dans un délai assez court et avec un budget limité. Particeep a su s’adapter à ces contraintes et nous fournir un service avec un excellent rapport qualité / prix.

De plus, ses équipes sont réactives et compréhensives.

 

Comment vous différenciez vous sur votre marché ? La technologie contribue t elle à votre différenciation sur le marché ?

Dans notre cas c’est particulier : le marché du crowdlending 100% ouest-africain (où les projets et les fonds viennent de ces pays) n’existe presque pas.

Nous proposons un service relativement inédit et nous différencions avant tout par cette approche du financement « en direct » qui n’existait pas encore.

La technologie reste un outil pour présenter les projets (même si nous réalisons également des présentations en physique) et accepter les engagements de prêts.

Néanmoins, sur ce marché les barrières d’usage sont élevées, particulièrement sur le segment que nous visons (population aisée et relativement âgée). Dès lors, en absence de maitrise technologique, celle-ci peut également devenir un frein pour certains individus.

 

Quelle est l’ambition de votre plateforme pour les 3 années à venir ?

Si la phase pilote est concluante, mars 2017 sera l’occasion de réaliser une levée de fonds avec 3 objectifs principaux :

  • Développer l’activité au Sénégal
  • Lancer l’activité en Côte d’Ivoire (d’ici l’été)
  • Réaliser 30 crédits en année 1 avec une ambition de 100% de croissance sur les 2 exercices suivants. Soit environ 200 crédits en 3 ans pour un montant total de 9 millions d’euros financés (pour un crédit moyen de 45 000 euros).

 

Quelles évolutions avez-vous prévu de votre activité à moyen et long terme ?

Différentes choses vont évoluer et tout sera en partie lié aux évolutions réglementaires.

Nous évoluons aujourd’hui dans un marché dépourvu de cadre réglementaire propre au crowdfunding (et au crowdlending en particulier). Nous avons donc développé un modèle original qui nous permet de réaliser nos activités en l’absence d’un tel cadre. Néanmoins, cette situation n’est bien évidemment pas soutenable sur le long terme et il est souhaitable de créer un cadre dédié.

Ce cadre fixera donc les droits et devoirs des acteurs du crowdlending en Afrique de l’ouest.

Idéalement, ce que nous souhaiterions :

  • Protection des particuliers et mise en place de montants max par projet
  • Possibilité aux personnes morales de participer aux collectes pour combler l’étroitesse du marché régional au niveau des particuliers. Nous sommes convaincus que les institutions de développement (type BAD, AFD, etc) pourraient être intéressées par un abondement automatique sur les collectes. De même, certaines entreprises avec un excès de trésorerie pourraient être intéressées par ce type de placement.
  • Interdire les marchés secondaires et la titrisation des titres de crowdlending pour maintenir un lien direct avec prêteurs et emprunteurs.
  • Ce cadre fixera également les canaux de paiement autorisés : aujourd’hui, par mesure de précaution, nous n’accceptons que des contributions bancaires. Néanmoins, avec moins de 15% de la population bancarisée, cela reste très limitée. Il faudrait donc d’une part développer des partenariats avec les opérateurs télécoms pour gérer le mobile money mais également réfléchir à comment intégrer les fonds en liquide.

 

Pour consulter les projets sur la plateforme Iroko Project veuillez cliquer ici.

A propos  :

Particeep est une solution SaaS de création de places de marché d’investissement. Nous proposons un back office puissant, sécurisé et personnalisable permettant à toute organisation financière de lancer rapidement ses produits et services en ligne. Parmi ses clients, Particeep compte le groupe bancaire La Poste, les sociétés de gestion Eiffel et Vatel, des grands comptes comme le groupe industriel Leroy Merlin et plusieurs Fintechs du secteur de l’investissement participatif.