La distribution de dividendes dans une startups

La distribution de dividendes par une entreprise permet de rémunérer ses actionnaires.

Cette distribution dépend des revenus de l’entreprise et de sa politique de distribution des dividendes.
Le cas des startups est un cas particulier. Ce sont des entreprises en pleine croissance, à fort besoin de liquidités et aux revenus souvent non récurrents.   Lorsqu’elles viennent de lever des fonds, distribuer des dividendes dans les deux ou trois années qui suivent serait perçu comme redonner une partie des fonds aux investisseurs, sans avoir fait «fructifier » leur  capital.

Startupers, faites attention à votre politique de dividende.  On constate souvent dans les business plans des estimations de distributions de dividendes de 10 à 30%, deux à trois ans après l’année de la première levée de fonds. 

Ce choix peut être perçu comme irréaliste ou comme une erreur de management par les investisseurs.

L’investisseur n’attend pas de toucher un maximum de dividendes durant la période de détention de ses parts. Il attend  une croissance maximum de la startup qui doit donc réinvestir ses bénéfices (source de liquidité moins coûteuse qu’un prêt bancaire) ou constituer une réserve à utiliser dès qu’elle en aura le besoin.

La constitution d’une réserve de liquidité peut aussi éviter une nouvelle levée de fonds si l’entreprise n’en a pas le choix, et ainsi éviter une dilution des investisseurs initiaux.

Il n’apparait donc pas optimal d’un point de vue croissance de distribuer des dividendes pour une start-up durant les premières années de croissance.

La question de la distribution des dividendes ne doit se poser que lorsque qu’une croissance stable et continue est atteinte et des profits réguliers et significatifs sont dégagés.

Tant que la croissance sera forte, le réinvestissement des bénéfices restera la source de financement la moins chère.

D’un point de vue fiscal, avec la loi de finance 2013, les dividendes sont désormais imposés au barème de l’impôt sur le revenu, au même titre que les revenus du travail.

Le prélèvement forfaitaire libératoire de 21%, qui bénéficiait aux plus hauts revenus, est supprimé.

Pour les hauts revenus, le taux d’imposition est donc celui de leur tranche marginale la plus haute, et donc moins avantageux que le taux de prélèvement forfaitaire libératoire.

On l’a donc compris, la distribution de dividendes dans le monde des start-ups n’est ni favorable à la croissance du business, ni à la fiscalité de l’investisseur.

Source: www.particeep.com